Points clés
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Point clé 1
Sur une fenêtre, l'eau tombe ; sur une porte, l'eau ruisselle. C'est la différence qui empêche de transposer telle quelle la solution de l'appui de fenêtre au seuil.
Point clé 2
Balcons et terrasses sont traités comme des toitures-terrasses, et les règles de l'art imposent un relevé d'étanchéité au droit de la porte.
Point clé 3
Ce relevé se heurte de front à l'accessibilité, et le conflit se règle en conception avec du drainage, pas sur chantier avec de la silicone.
Point clé 4
La défaillance la plus fréquente au seuil n'est pas le profil : c'est le revêtement extérieur, posé après, qui enterre la goutte d'eau.
Point clé 5
Les extrémités ouvertes du profil sont un canal pointé vers le tableau, et on les ferme avec un embout latéral, pas avec du mastic.
Dans cet article
- Pourquoi le seuil d'une porte n'est pas l'appui d'une fenêtre
- Ce qu'exigent les règles de l'art à l'accès d'une terrasse
- Le vrai conflit : accessibilité contre étanchéité
- Ce que fait la goutte d'eau et pourquoi elle est neutralisée
- Les extrémités, par où l'eau entre sans que personne ne regarde
- Les trois cotes à arrêter avant de commander
- Sans relevé ou avec relevé arrière
- Appuis en aluminium Industrias Mas : caractéristiques
- Comment commander un appui de porte sans erreur
- Erreurs fréquentes sur chantier
- Questions fréquentes
Il y a une panne qui arrive presque toujours décrite de la même façon : l'eau entre sous la porte quand il pleut avec du vent. Le diagnostic qui l'accompagne est généralement le même lui aussi, et il est généralement faux : la porte ferme mal.
Parfois, c'est la porte. Mais dans la plupart des cas, la menuiserie fait son travail et le problème se trouve trente centimètres plus bas, dans la façon dont on a traité la transition entre le sol extérieur et le sol intérieur. Autrement dit, au seuil.
Le seuil est le point le plus sollicité de toute l'enveloppe, et aussi celui qui reçoit le moins d'attention en conception. Il reçoit l'eau directe, les rejaillissements du sol, l'eau stagnante et l'eau poussée par le vent, et il doit le faire alors qu'on marche dessus. Le traiter avec la même logique qu'une fenêtre est à l'origine de presque toutes les infiltrations que l'on attribue ensuite à la porte.
Section 02
Pourquoi le seuil d'une porte n'est pas l'appui d'une fenêtre
Il faut partir de la différence physique, car tout le reste en découle.
Sur une fenêtre, le bas de la baie est surélevé par rapport à l'extérieur. L'eau qui atteint l'appui doit seulement être déviée : la gravité fait le reste et la pièce la laisse tomber dans le vide. L'appui de fenêtre traite un problème de ruissellement, et il lui suffit d'un débord, d'une pente et d'une goutte d'eau.
Sur une porte, le bas de la baie est au niveau du sol. L'eau n'en tombe pas : elle arrive en ruisselant sur le revêtement extérieur, s'accumule quand l'évacuation ne suffit plus, et le vent la pousse contre le vantail. De plus, dans l'immense majorité des constructions actuelles, la différence de niveau entre le sol extérieur et le sol intérieur est quasi nulle, parce que l'accessibilité l'exige.
Conséquence : au seuil, il faut résoudre trois choses à la fois, et l'appui n'en résout qu'une :
- Dévier l'eau qui ruisselle sur le vantail et sur le profil lui-même, pour qu'elle ne revienne pas vers l'intérieur. C'est le rôle de l'appui.
- Évacuer l'eau qui arrive par le sol avant qu'elle n'atteigne le seuil. C'est le rôle du drainage : la pente du revêtement et, presque toujours, un caniveau.
- Étancher la jonction entre la menuiserie et le gros œuvre. C'est le rôle de la pose de la porte.
Quand une infiltration apparaît, le réflexe est de renforcer le troisième point. Et presque toujours, c'est le deuxième qui a failli.
Section 03
Ce qu'exigent les règles de l'art à l'accès d'une terrasse
C'est un cadre que l'on oublie avec une fréquence remarquable, et il faut l'avoir en tête parce que c'est lui qui fixe les règles.
Un balcon ou une terrasse accessible au-dessus d'un local est traité comme une toiture-terrasse, et non comme un simple sol extérieur — avec tout ce que cela implique pour l'étanchéité au droit de la porte.
Les règles professionnelles d'étanchéité imposent un relevé d'étanchéité en pied de menuiserie, dont la hauteur forme en pratique une marche. D'autres pays raisonnent de la même manière : le code technique espagnol, par exemple, demande soit une marche d'au moins 20 cm au-dessus de la protection de la toiture, soit une porte en retrait d'au moins 1 m par rapport à la façade avec un sol en pente vers l'extérieur.
Aucune de ces solutions n'est un profil. Ce sont des choix de géométrie du bâtiment. L'appui intervient ensuite, pour finir ce que la géométrie a déjà résolu.
Section 04
Le vrai conflit : accessibilité contre étanchéité
Arrivé à ce point, quiconque a conçu un projet récent aura vu le problème.
Un cheminement accessible n'admet pas de marche. Un relevé d'étanchéité qui forme une marche est exactement le contraire de ce que demande l'accessibilité, et pour une sortie de terrasse de logement, un accès de commerce ou l'entrée d'un établissement recevant du public, l'option de monter une marche n'est tout simplement pas envisageable.
C'est un vrai conflit entre deux exigences légitimes — le CSTB lui a d'ailleurs consacré un guide sur l'accessibilité des balcons et terrasses — et il faut le dire clairement, parce que sur chantier il se règle souvent par omission : on réalise le seuil à niveau, on ne prévoit aucun drainage, et on confie l'étanchéité à un cordon de silicone qui tient trois hivers.
Les issues raisonnables reposent toutes sur la même idée : si l'on ne peut pas relever le seuil, il faut retirer l'eau avant qu'elle ne l'atteigne.
Un caniveau de drainage devant le seuil. C'est la solution la plus répandue et la plus efficace. Un caniveau visitable, avec grille affleurante au revêtement et raccordé au réseau d'évacuation, placé immédiatement devant la porte et sur toute la largeur de la baie. Il intercepte l'eau qui ruisselle sur le sol et celle qui coule du vantail avant qu'elles n'atteignent la menuiserie.
Une pente du revêtement vers l'extérieur. Évident, mais fréquemment non respecté quand le revêtement est posé à plat ou, pire, en contre-pente vers la porte.
Une évacuation supplémentaire près de l'accès. Les évacuations doivent se trouver plus bas que tout accès à la terrasse. Si la seule évacuation est éloignée, l'eau traverse toute la terrasse avant d'être évacuée, et ce trajet passe devant la porte.
Un détail de seuil accessible documenté. Le seuil à niveau est un ouvrage particulier qui doit être conçu et coordonné entre le concepteur, l'étancheur et le poseur de menuiserie — pas improvisé sur chantier.
Dans tous les cas, l'appui joue le même rôle : couvrir la transition, finir la jonction et rejeter l'eau dans le caniveau. Ce n'est pas la pièce qui retient l'inondation, c'est la pièce qui empêche ce qui ruisselle de revenir vers l'intérieur.
Section 05
Ce que fait la goutte d'eau et pourquoi elle est neutralisée
La goutte d'eau (ou larmier) est le ressaut continu qui court sous le débord du profil. Sa fonction est de rompre la tension superficielle de l'eau.
Sans elle, l'eau qui atteint le bord ne s'en détache pas : elle adhère à la face inférieure de la pièce et revient en arrière, par capillarité, jusqu'au mur. Avec elle, l'eau rencontre une arête vive, ne peut pas suivre la courbe et tombe en gouttes dans le vide.
Les bonnes pratiques — que certains codes, comme le code espagnol, chiffrent explicitement — combinent trois conditions : une pente vers l'extérieur (au moins 10° en Espagne), une goutte d'eau sous le débord écartée d'au moins 2 cm du nu de la façade, et des extrémités de l'appui engagées d'au moins 2 cm dans chaque tableau.
Le plus intéressant n'est pas la règle, presque toujours respectée en usine. C'est la façon dont elle est neutralisée sur chantier, car une goutte d'eau neutralisée est une goutte d'eau qui n'existe pas :
Le revêtement extérieur est posé après et l'enterre. C'est de loin la défaillance la plus fréquente aux seuils de porte. On pose le profil au bon niveau, on carrelle la terrasse des semaines plus tard avec deux centimètres de chape de plus que prévu, et la goutte d'eau finit au contact du revêtement ou en dessous. À partir de là, l'eau ne tombe plus : elle dispose d'un pont continu pour revenir.
Le mortier de pose ou l'enduit remontent jusqu'à la face inférieure. L'enduit monocouche arrêté contre le chant du profil fait exactement la même chose que le revêtement : il crée une continuité là où il devait y avoir une rupture.
Un cordon de silicone scelle le chant inférieur contre le mur. On le fait avec de bonnes intentions, « pour être sûr », et l'effet est inverse : on comble précisément l'espace qui doit exister.
Le débord est insuffisant. Si le profil ne dépasse pas assez, la goutte d'eau reste dans ces 2 cm et il n'y a plus d'écart à rompre.
Les quatre cas ont le même symptôme : la tache verticale apparaît sous le seuil, sur le nez de dalle ou le soubassement, et on l'attribue aux rejaillissements.
Section 06
Les extrémités, par où l'eau entre sans que personne ne regarde
En coupe, un appui est un canal. Et un canal aux extrémités ouvertes est un canal qui se déverse dans les tableaux.
C'est un point qui passe inaperçu parce qu'on ne le voit pas : l'eau ne s'y accumule pas, elle circule simplement au fond du profil jusqu'au bout et se déverse dans la baie, entre la menuiserie et la maçonnerie. L'humidité apparaît des mois plus tard, à l'intérieur, à côté du tableau, et il est impossible de la relier à la pluie puisqu'il n'y a aucune trace à l'extérieur.
Engager les extrémités d'au moins 2 cm dans chaque tableau garantit que le profil pénètre dans la maçonnerie au lieu de s'arrêter au nu. Mais cela ne ferme pas l'extrémité du canal : cela ne fait que la placer à l'intérieur du mur.
La solution système consiste à fermer le profil à ses deux extrémités par un embout latéral. Les embouts ALU-DROP® sont des pièces en polymère thermoplastique résistant aux UV et aux intempéries, en version droite et gauche, qui s'emboîtent par pression sur les extrémités du profil, sans vis et sans outil. Ils sont démontables, ce qui permet de nettoyer le profil et de les remettre en place, et sont fabriqués dans une teinte assortie à l'appui.
Face à l'alternative habituelle, qui consiste à boucher l'extrémité au mastic, la différence est toujours la même : une pièce ne vieillit pas comme un consommable.
Section 07
Les trois cotes à arrêter avant de commander
Pour un seuil de porte, trois mesures conditionnent tout le reste, et toutes trois doivent être arrêtées avant fabrication, pas après.
La profondeur. C'est la distance que le profil doit couvrir depuis la jonction avec la menuiserie jusqu'au chant extérieur, avec un débord suffisant pour que la goutte d'eau soit écartée du mur. Sur une porte, cette profondeur est généralement plus grande que sur une fenêtre, parce que le seuil est plus profond et qu'il faut souvent couvrir le nez de dalle.
La longueur. La largeur de la baie finie plus l'engagement dans les deux tableaux. On mesure la baie réelle, pas la cote de la menuiserie.
Le niveau du revêtement extérieur fini. C'est celle qu'on oublie, et c'est celle qui ruine les deux autres. Pas le niveau de la dalle ni celui de la membrane d'étanchéité : le niveau final, chape, colle et revêtement compris. S'il n'est pas arrêté au moment de la commande, on fabrique une pièce qui risque de finir enterrée.
Une règle pratique qui évite la plupart des déconvenues : on ne commande pas l'appui d'un seuil tant que le niveau du revêtement extérieur n'est pas défini, et si le revêtement n'est pas encore posé, on consigne par écrit le niveau prévu dans la commande elle-même.
Section 08
Sans relevé ou avec relevé arrière
Les appuis sont fabriqués en deux modèles, et pour un seuil de porte le choix a plus de portée que pour une fenêtre.
Le modèle sans relevé arrière est le profil standard. Il rejette l'eau loin du mur et couvre la situation classique, avec la menuiserie calfeutrée contre le profil.
Le modèle avec relevé arrière intègre un ressaut arrière de 10 mm qui améliore l'étanchéité à la jonction avec la menuiserie et sert d'appui à l'enduit. Il est particulièrement indiqué sur les façades en enduit monocouche et en isolation thermique par l'extérieur, où la finition doit s'intégrer à l'isolant et où un arrêt au nu laisse un joint que l'enduit couvre mal.
Au seuil, ce relevé arrière remplit en outre une fonction qu'il n'a pas sur une fenêtre : il retient l'eau qui passe sous le vantail quand le vent la pousse, et lui laisse le temps de ressortir par l'avant au lieu de continuer vers l'intérieur.
Section 09
Appuis en aluminium Industrias Mas : caractéristiques
Les appuis IMS sont fabriqués sur mesure en aluminium laqué, adaptés à la profondeur et à la longueur de chaque baie, pour fenêtres et pour portes.
- Matériau : aluminium de 1,5 mm d'épaisseur.
- Laquage : peinture poudre texturée, résistante à la corrosion, aux UV et aux rayures.
- Finition : profil à goutte d'eau intégrée, qui éloigne l'eau du mur.
- Modèles : sans relevé arrière, et avec relevé arrière de 10 mm pour façades en enduit monocouche ou en isolation par l'extérieur.
- Embouts latéraux ALU-DROP® : polymère thermoplastique résistant aux UV, en version droite et gauche, montage par pression sans vis ni outil, démontables et de teinte assortie.
- Fabrication : sur mesure en longueur et en profondeur, avec angles et finitions adaptés à la baie.
- Teintes standard : gris anthracite RAL 7016, blanc RAL 9016, noir RAL 9005 et gris cendre RAL 7022, en finition texturée. Toute autre teinte du nuancier RAL sur commande.
- Certification : ISO 9001:2015.
Section 10
Comment commander un appui de porte sans erreur
- Quantité d'unités et emplacement de chacune.
- Largeur de la baie finie, en millimètres, mesurée sur le gros œuvre et non sur la menuiserie, en indiquant l'engagement prévu dans chaque tableau.
- Profondeur nécessaire, depuis la jonction avec la menuiserie jusqu'au chant extérieur, en comptant le débord qui écarte la goutte d'eau du mur.
- Niveau du revêtement extérieur fini, ou le niveau prévu s'il n'est pas encore réalisé.
- Modèle : sans relevé ou avec relevé arrière, selon le revêtement de façade.
- Embouts latéraux, en précisant droite, gauche ou les deux.
- Référence RAL, de préférence la même que la menuiserie.
- Système de drainage prévu devant le seuil, le cas échéant, pour dimensionner le débord en conséquence.
Section 11
Erreurs fréquentes sur chantier
- Traiter le seuil comme un appui de fenêtre et appliquer la solution de fenêtre sans vérifier le drainage.
- Poser le revêtement extérieur après sans respecter le niveau prévu, en enterrant la goutte d'eau.
- Sceller le chant inférieur du profil contre le mur, ce qui neutralise précisément l'écart qui doit exister.
- Laisser les extrémités ouvertes ou les boucher au mastic au lieu d'un embout latéral.
- Se passer du caniveau aux seuils à niveau, en confiant l'étanchéité au joint de la porte.
- Mesurer la menuiserie au lieu de la baie, si bien que l'engagement dans les tableaux disparaît.
- Poser le profil sans pente, ou en contre-pente à cause d'un mauvais calage de l'assise.
FAQ
Questions fréquentes
Peut-on utiliser un appui de fenêtre sur une porte ?+
Le profil peut être le même, mais pas la démarche. Sur une porte, il faut en plus évacuer l'eau qui arrive par le sol, car là l'eau ne tombe pas, elle ruisselle. Un appui correctement dimensionné sur un seuil sans drainage continuera de laisser passer l'eau par pluie battante.
Quelle pente doit-il avoir ?+
Une pente nette vers l'extérieur — le code espagnol, par exemple, fixe au moins 10° pour les appuis. Au seuil, il faut aussi vérifier que cette pente ne crée pas de ressaut gênant dans la zone de passage, ce qui oblige en pratique à la répartir sur une profondeur plus grande.
À quelle distance du mur doit se trouver la goutte d'eau ?+
Au moins 2 cm est un bon objectif. Et ces 2 cm doivent toujours exister une fois le revêtement et l'enduit terminés, car c'est là qu'ils se perdent le plus souvent.
Le caniveau devant la porte est-il obligatoire ?+
Lorsque l'accessibilité empêche de réaliser le relevé d'étanchéité habituel, l'eau doit être gérée autrement, et le caniveau devant la porte est la solution technique habituelle. Il doit être prévu dans le détail du seuil dès la conception, pas ajouté après coup.
Les embouts latéraux sont-ils nécessaires ou simplement esthétiques ?+
Les deux. Ils ferment l'extrémité du canal, qui est un véritable point d'entrée d'eau dans le tableau, et ils finissent le profil. L'esthétique est la conséquence, pas la raison.
Vous avez une porte par laquelle l'eau entre quand il pleut avec du vent ?+
Envoyez-nous une photo du seuil, la largeur de la baie et le niveau du revêtement extérieur, et nous vous dirons si le problème se règle avec le profil ou s'il faut reprendre le drainage.
Peut-on remplacer un appui de seuil sans travaux ?+
Cela dépend de sa pose. Si le profil est simplement vissé et calfeutré, le remplacement est simple. S'il est noyé dans le mortier de pose du revêtement, il faut déposer la première rangée de carreaux, et il vaut alors la peine d'en profiter pour vérifier le niveau et le drainage.
Produit associé

ALU-DROP®
Appuis de fenêtre
Appuis de fenêtre en aluminium thermolaqué texturé, fabriqués sur mesure
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