Points clés
8 min de lecture
Point clé 1
Un conduit ouvert de 20 cm de diamètre recueille plus de 3 litres par heure sous une pluie de 100 mm/h.
Point clé 2
L'eau de pluie dissout les dépôts de combustion et devient nettement plus agressive que l'eau de départ.
Point clé 3
Pluie et condensation se distinguent par le moment où elles apparaissent et par l'aspect du liquide. Les solutions sont différentes.
Point clé 4
Un couvercle plat ne règle rien : il étrangle le passage, crée une surpression sur la bouche et ne protège pas de la pluie battante.
Point clé 5
La solution n'est pas de couvrir, mais de protéger la bouche en maintenant ou en améliorant le passage de l'air.
Dans cet article
- Où va cette eau
- Un dommage qui s'accélère tout seul
- Pluie ou condensation : comment les distinguer
- Pourquoi un couvercle plat n'est pas la solution
- Ce que fait un chapeau bien conçu
- Et le conduit compte aussi
- Mitrons VENTUM® d'Industrias Mas : caractéristiques
- Comment commander un mitron anti-pluie sans erreur
- Erreurs fréquentes sur chantier
- Questions fréquentes
Un conduit de cheminée sans chapeau est un entonnoir pointé vers le ciel. La description est littérale, et les chiffres la confirment.
Un conduit de 20 centimètres de diamètre a une bouche d'environ 314 cm². Sous une pluie de 100 mm par heure — une intensité couramment atteinte lors des orages d'été dans une grande partie de l'Europe — cette bouche recueille plus de 3 litres d'eau par heure.
Trois litres qui tombent directement à l'intérieur de l'installation. Et qui ne ressortent pas par où ils sont entrés.
Section 02
Où va cette eau
Le parcours dépend de l'installation, mais la destination est toujours l'une de ces quatre.
Dans l'appareil. Dans le cas le plus direct, l'eau atteint le poêle ou la chaudière. Sur les équipements électroniques — et pratiquement tous les poêles à granulés en ont — cela peut être fatal.
Sur les parois du conduit. L'eau se mélange à la suie et aux dépôts accumulés. Dans une installation au bois, elle forme une pâte qui adhère aux parois ; dans une installation à granulés, elle s'ajoute aux condensats acides et multiplie leur pouvoir corrosif.
Dans la maçonnerie du coffrage. Si le conduit passe dans un coffrage en briques, l'eau sature la maçonnerie de l'intérieur. Des efflorescences apparaissent sur les faces extérieures, le mortier des joints se dégrade et, dans les zones de gel, le cycle gel-dégel fait éclater la maçonnerie rang après rang.
À l'intérieur du logement. Le cas détecté le plus tard et qui coûte le plus cher. La tache apparaît au plafond du dernier étage ou sur le mur que traverse le conduit, des semaines après le début du processus, et on l'attribue généralement à une fuite de toiture.
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Un dommage qui s'accélère tout seul
Il y a un détail à comprendre, car il explique pourquoi le problème s'aggrave plus vite que prévu.
L'eau de pluie est légèrement acide en raison du CO₂ atmosphérique dissous. En entrant dans un conduit de fumée, elle dissout en plus les composés soufrés et chlorés présents dans les dépôts de combustion. Le liquide obtenu est nettement plus agressif que l'eau de départ.
Ce liquide attaque le matériau du conduit, met à nu une surface neuve, et cette surface neuve se corrode à son tour. Le processus n'est pas linéaire : il s'auto-entretient.
Dans les installations à granulés, l'effet s'ajoute à celui des condensats de combustion, déjà acides par nature. C'est pourquoi l'acier inoxydable AISI 316 est recommandé pour les granulés : sa teneur en molybdène lui confère une résistance aux milieux acides et aux chlorures.
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Pluie ou condensation : comment les distinguer
Avant d'agir, il faut identifier l'origine, car les solutions sont différentes et il n'est pas rare de les confondre.
C'est de la pluie si l'apparition de l'eau coïncide avec des épisodes de précipitations, avec quelques heures de décalage ; si le liquide au pied du conduit est relativement clair, même s'il charrie de la suie ; si le phénomène se produit aussi appareil éteint, même hors saison ; et si le volume est important après un orage.
C'est de la condensation si elle apparaît pendant le fonctionnement ou dans les heures qui suivent l'arrêt ; si elle est persistante, de faible volume mais continue ; si le liquide est sombre, épais, d'aspect goudronneux dans les installations au bois ; et si elle s'aggrave par basses températures extérieures et avec de longs tronçons extérieurs non isolés.
Si c'est de la pluie, la solution est le chapeau. Si c'est de la condensation, la solution passe par l'isolation du conduit, le dimensionnement de la section et, le cas échéant, un système de récupération des condensats. Un chapeau ne corrige pas un problème de condensation.
Il est tout à fait possible que les deux se produisent en même temps, et c'est même le cas habituel dans les installations anciennes sans chapeau.
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Pourquoi un couvercle plat n'est pas la solution
Le réflexe face à un conduit qui recueille de l'eau est de le couvrir. Une tôle posée sur la bouche, ou un couvercle plat maintenu par des tiges.
C'est une mauvaise solution, pour trois raisons.
Il étrangle le passage. Si l'écart entre le couvercle et la bouche est faible, la section libre résultante devient inférieure à la section intérieure du conduit. Le tirage chute, surtout lors des allumages à froid, quand il est le plus faible.
Il crée une surpression au-dessus de la bouche. Une surface plate face au vent crée une zone de pression positive juste au-dessus de la sortie. Résultat : le refoulement, la fumée qui revient à l'intérieur selon certaines directions de vent.
Il ne protège pas de la pluie battante. La pluie ne tombe pas à la verticale. Avec du vent, un couvercle plat sans jupe latérale laisse entrer l'eau par les côtés presque aussi facilement que sans couvercle.
La bonne solution ne consiste pas à couvrir, mais à protéger la bouche en maintenant ou en améliorant le passage de l'air.
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Ce que fait un chapeau bien conçu
Trois choses à la fois.
Il intercepte l'eau sans fermer le passage. Un ensemble de lames horizontales disposées sur tout le périmètre bloque la trajectoire directe de la goutte — y compris celle qui arrive inclinée par le vent — tout en laissant l'air circuler librement dans la section utile.
Il exploite le vent au lieu de le subir. En traversant les lames, l'air est forcé de passer par une section plus étroite et accélère. Cette hausse de vitesse s'accompagne d'une baisse de pression — le principe de Venturi — et cette dépression, appliquée sur la bouche, favorise l'extraction.
Il éloigne l'eau du coffrage. La base du chapeau fait office de goutte d'eau, de sorte que l'eau qui ruisselle sur l'extérieur de la pièce tombe à distance du mur au lieu de couler sur les faces du coffrage. C'est ce qui évite les coulures sombres et la saturation de la maçonnerie.
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Et le conduit compte aussi
Le chapeau règle l'entrée par la bouche. Il existe deux autres points par lesquels l'eau peut pénétrer, et il est utile de les vérifier lors de la même intervention.
La jonction avec la toiture. Si le conduit traverse le versant, cette traversée doit être traitée par un solin correctement recouvert — sous la couverture en partie haute, par-dessus en partie basse — et non par un simple joint.
Le couronnement du coffrage. La face supérieure du coffrage est horizontale et absorbe l'eau comme n'importe quel couronnement de mur. Un coffrage sans protection en tête sature la maçonnerie par le haut, quelle que soit la qualité de la protection de la bouche du conduit.
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Mitrons VENTUM® d'Industrias Mas : caractéristiques
Les mitrons VENTUM® sont fabriqués sur mesure pour cheminées et conduits de ventilation, aux dimensions réelles de la bouche ou du coffrage.
- Matériau : aluminium laqué de 1,2 mm d'épaisseur. Également en acier inoxydable AISI 316 brillant de 0,8 mm.
- Laquage : 25 microns de laque polyester, résistante à la corrosion, aux UV et aux variations thermiques.
- Dimensions standard : 500 mm de hauteur totale, 405 mm de hauteur utile et 95 mm de socle inférieur.
- Lames : 6 lames horizontales qui interceptent la pluie sur tout le périmètre et créent une dépression sur la bouche par effet Venturi.
- Assemblage : par points d'emboutissage expansifs, sans soudure.
- Base : conçue pour une fixation rapide ; fait aussi office de goutte d'eau, en éloignant l'eau des faces du coffrage.
- Pose : sans travaux de maçonnerie.
- Options : face amovible pour l'inspection et l'entretien.
- Teintes standard : RAL 9005, 7016, 9006, 7022 et 9003. Toute autre teinte RAL sur commande.
- Certification : ISO 9001:2015.
Section 09
Comment commander un mitron anti-pluie sans erreur
- Dimensions réelles de la bouche du conduit ou du couronnement du coffrage.
- Section intérieure du conduit, pour vérifier que la section libre du mitron l'égale ou la dépasse.
- Type d'installation : bois, granulés, gaz ou ventilation.
- Emplacement et distance à la mer, qui déterminent la recommandation de matériau.
- Matériau et référence RAL.
- État du couronnement du coffrage, au cas où il aurait aussi besoin de sa propre protection.
Section 10
Erreurs fréquentes sur chantier
- Couvrir la bouche avec une tôle plate, qui étrangle le passage et provoque le refoulement.
- Choisir le mitron au diamètre nominal sans vérifier la section libre utile.
- Attribuer à la pluie un problème de condensation, ou l'inverse, et poser la mauvaise solution.
- Traiter la bouche et laisser le couronnement du coffrage sans protection, qui continue d'absorber l'eau.
- Jointoyer la jonction avec la toiture au lieu de la traiter avec un solin correctement recouvert.
- Poser de l'aluminium laqué sur une sortie de poêle à granulés, exposée à des condensats acides.
FAQ
Questions fréquentes
Quelle quantité d'eau peut vraiment entrer par un conduit ouvert ?+
Cela dépend du diamètre et de l'intensité de la pluie. Sachant que 100 mm/h équivalent à 0,1 mètre de hauteur d'eau par heure, il suffit de multiplier par la surface de la bouche : un conduit de 20 cm recueille un peu plus de 3 litres par heure ; un de 30 cm, environ 7.
Un mitron réduit-il le tirage ?+
Un mitron mal dimensionné, oui. Un mitron conçu pour créer une dépression sur la bouche favorise le tirage. La vérification est toujours la même : la section libre utile du mitron comparée à la section intérieure du conduit.
J'ai un mitron et l'eau entre toujours. Que vérifier ?+
Trois choses, dans cet ordre : si le mitron couvre réellement la bouche dans toutes les directions ou si sa jupe est insuffisante pour la pluie battante ; si le problème est en réalité de la condensation ; et si l'eau entre par la jonction avec la toiture plutôt que par la bouche.
Convient-il aux conduits de ventilation en plus des conduits de fumée ?+
Oui. Un conduit de ventilation ouvert recueille exactement la même eau, avec l'inconvénient supplémentaire qu'il débouche généralement directement à l'intérieur du logement. Le matériau peut être l'aluminium laqué, puisqu'il n'y a pas de condensats agressifs.
Peut-on le poser sur une cheminée ancienne ?+
C'est le cas le plus courant. On relève les dimensions réelles de la bouche ou du coffrage et la pièce est fabriquée à ces dimensions. Aucun travail de maçonnerie n'est nécessaire et il n'y a pas à refaire la finition existante.
Quel matériau choisir ?+
Aluminium laqué pour la ventilation et les installations sans condensats agressifs. AISI 316 pour les combustibles solides, en particulier les granulés. Et AISI 316 brillant dès que le site se trouve à moins de 2 000 mètres de la mer.
Sont-ils fabriqués sur mesure ?+
Oui, aux dimensions réelles de la bouche ou du coffrage, y compris pour les formes rectangulaires ou spéciales.
De l'eau apparaît au pied de votre cheminée et vous ne savez pas d'où elle vient ?+
Dites-nous quand elle apparaît et à quoi ressemble le liquide, et nous vous aiderons à déterminer s'il s'agit de pluie ou de condensation avant de choisir la solution.
Produit associé

VENTUM®
Mitrons et Chapeaux de Cheminée sur Mesure
Chapeau ou mitron de cheminée fabriqué sur mesure, statique et mécanique
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