Points clés
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Point clé 1
Le couronnement est la seule surface horizontale du mur : il retient l'eau au lieu de l'évacuer et ne reçoit presque jamais d'étanchéité.
Point clé 2
Sur un bloc de béton creux, les alvéoles communiquent verticalement et l'eau qui entre par le haut descend à l'intérieur du mur.
Point clé 3
Une finition doit couvrir tout le couronnement, avoir une pente, déborder avec larmier et être étanche aux joints.
Point clé 4
Les joints sont le point de défaillance de presque toutes les solutions scellées au mortier.
Point clé 5
L'aluminium est le seul matériau qui résout les joints sans recourir au mortier ni au calfeutrement.
Dans cet article
- Pourquoi le bloc de béton est le cas le plus délicat
- Ce que doit faire une finition de couronnement
- Les finitions courantes, une par une
- Le point faible de toutes : le joint
- Comment ALU-CLICK® résout le problème
- Couvre-murs ALU-CLICK® d'Industrias Mas : spécifications
- Comment commander un couvre-mur sans erreur
- Erreurs fréquentes sur chantier
- Questions fréquentes
Un mur extérieur est conçu pour recevoir de l'eau sur ses faces. Ce qu'il n'est pas conçu pour recevoir, c'est de l'eau par le haut.
Le couronnement est la seule surface horizontale de tout l'élément. C'est celle qui retient l'eau au lieu de l'évacuer, celle qui concentre le rayonnement solaire et celle qui, dans l'immense majorité des cas, ne reçoit aucune étanchéité. Et sur un mur en blocs de béton, cette combinaison a des conséquences qui vont bien au-delà de l'esthétique.
Section 02
Pourquoi le bloc de béton est le cas le plus délicat
Le bloc de béton creux (parpaing) présente deux caractéristiques qui le rendent particulièrement vulnérable par le couronnement.
Les alvéoles communiquent verticalement. Sauf si elles ont été remplies, les cavités intérieures forment des conduits continus du couronnement jusqu'à la base. L'eau qui entre par le haut ne reste pas dans la première assise : elle descend à l'intérieur du mur et apparaît plusieurs assises plus bas, souvent sur la face opposée à celle que l'on regardait.
Le béton est poreux et absorbe par capillarité. Il n'est pas nécessaire que l'eau entre par une alvéole ouverte. Il suffit qu'elle stagne sur le couronnement pour pénétrer dans la masse du bloc.
À partir de là, le processus est toujours le même :
- Efflorescences. L'eau dissout les sels solubles du ciment et les entraîne à la surface. En s'évaporant, elle laisse les voiles blanchâtres caractéristiques.
- Détérioration du mortier des joints. C'est la partie la plus faible de l'ensemble et la première à se dégrader avec les cycles d'humidification et de séchage.
- Dégâts dus au gel. L'eau retenue dans les pores augmente de volume en gelant. Dans les zones à gel, c'est le mécanisme qui écaille la surface du bloc assise après assise.
- Taches sur les faces. L'eau qui déborde du couronnement ruisselle sur les faces du mur en entraînant poussière et sels, et dessine des coulures qui s'élargissent avec les années.
Sur un mur en briques, le processus est similaire, quoique plus lent. Sur un mur en blocs apparents, sans revêtement, il est notablement rapide.
Section 03
Ce que doit faire une finition de couronnement
Toute solution de couronnement — qu'on l'appelle chaperon, couvre-mur ou finition — doit remplir quatre fonctions. Si l'une fait défaut, c'est l'ensemble qui défaille.
- Couvrir la totalité du couronnement, sans laisser le chant de la maçonnerie exposé.
- Évacuer l'eau vers l'extérieur, avec une pente ou une géométrie qui empêche la stagnation.
- Déborder sur les faces du mur et écarter la goutte du parement. Une finition à fleur de la face du mur évacue l'eau juste sur la surface qu'elle était censée protéger.
- Être étanche aux joints pendant toute sa durée de vie, et pas seulement le jour de la pose.
Les trois premières conditions sont remplies par presque n'importe quel matériau bien choisi. La quatrième est celle qui sépare les solutions les unes des autres, et c'est aussi celle qui décide de la durée de vie de la finition en service.
Section 04
Les finitions courantes, une par une
Chaperon en béton préfabriqué
Pièces moulées scellées au mortier sur le couronnement.
Pour : c'est la solution la plus économique et la plus disponible dans n'importe quel négoce de matériaux.
Contre : le béton préfabriqué est poreux et partage exactement la faiblesse du mur qu'il protège : il absorbe l'eau, libère des sels et souffre du gel. De plus, chaque pièce mesure entre 50 et 100 centimètres, ce qui multiplie le nombre de joints.
Quand : murs peu exposés, chantiers avec contrainte de coût ou finitions qui seront ensuite revêtues.
Finition céramique
Pièces de grès ou de céramique extrudée, également scellées au mortier.
Pour : le grès de faible absorption se comporte très bien face à l'eau et au gel, et s'intègre naturellement aux maçonneries en briques apparentes.
Contre : il est fragile aux chocs et le problème des joints reste entier. Sur des murs en blocs, la différence de texture entre la finition et la maçonnerie oblige souvent à revêtir.
Quand : maçonnerie en briques apparentes où la continuité esthétique est un critère de projet.
Chaperon en pierre naturelle
Pièces de granit, de calcaire ou de grès taillées à la mesure du couronnement.
Pour : durabilité très élevée lorsque la pierre est de faible absorption, comme le granit, et une finition qu'aucune autre famille n'égale.
Contre : poids élevé, coût important et délais longs. Les calcaires et les grès absorbent bien plus qu'on ne le suppose, et les joints restent le point faible.
Quand : projets où la pierre est déjà présente dans le reste de l'enveloppe.
Couvre-murs en aluminium
Profilés métalliques pliés posés sur le couronnement.
Pour : l'aluminium n'absorbe pas l'eau, ne rouille pas et sa légèreté permet des pièces longues avec très peu de joints. Le laquage polyester offre tout le nuancier. Et surtout, c'est la seule famille qui peut résoudre les joints sans recourir au mortier.
Contre : il demande que le couronnement soit raisonnablement plan, car le métal souligne tout gauchissement du support.
Quand : pratiquement tout mur extérieur, et tout particulièrement les murs en blocs de béton, où l'étanchéité du couronnement est plus critique que sur toute autre maçonnerie.
Section 05
Le point faible de toutes : le joint
Il vaut la peine de s'y arrêter, car c'est la raison pour laquelle une finition correctement choisie peut malgré tout défaillir.
Un mur de 20 mètres avec des chaperons de 50 centimètres compte 39 joints. Chacun d'eux est un point d'entrée potentiel. Et tous sont soumis au même cycle : le couronnement d'un mur extérieur reçoit le rayonnement solaire direct le jour et se refroidit par rayonnement nocturne, avec des écarts thermiques annuels qui dépassent largement les 60 °C.
Les joints de mortier n'accompagnent pas ce mouvement : ils se fissurent. Le calfeutrement à la silicone l'accompagne un temps, jusqu'à ce que le rayonnement ultraviolet et le cycle lui-même le dégradent et que la première fissure apparaisse, normalement entre la troisième et la cinquième année.
Toute solution dont l'étanchéité dépend d'un matériau qui vieillit a une date de péremption.
Section 06
Comment ALU-CLICK® résout le problème
Le système ALU-CLICK® s'attaque précisément à ce point. Il se compose d'une platine fixée sur le couronnement et d'un profilé qui s'emboîte à pression dessus jusqu'à entendre le clic.
Sans mastic ni silicone. L'étanchéité est assurée par des joints bitumineux intégrés à la platine elle-même, et non par un produit d'étanchéité appliqué sur chantier.
Sans fixations visibles. La visserie reste cachée sous le profilé, ce qui élimine les points d'entrée d'eau que génère toute fixation traversante.
Avec du jeu pour la dilatation. Entre pièces consécutives, on laisse un écart de 4 mm si la pose se fait en été et de 8 mm si elle se fait en hiver. Le mouvement thermique est prévu, non combattu.
Avec moins de joints. Les pièces sont livrées en longueurs de 3 mètres, de sorte que le mur de 20 mètres passe de 39 joints à 6.
Démontable. Le profilé peut être retiré s'il faut intervenir sur le mur, puis reposé, ce qui est impensable avec un chaperon scellé au mortier.
Il est fabriqué sur mesure en largeurs de 70 à 600 mm, avec un débord de 25 mm de chaque côté et une retombée verticale de 45 mm, en aluminium laqué avec 25 microns de laque polyester sur les deux faces.
Section 07
Couvre-murs ALU-CLICK® d'Industrias Mas : spécifications
Les couvre-murs ALU-CLICK® sont fabriqués sur mesure pour le couronnement de tout mur extérieur.
- Matériau : aluminium laqué de 1,2 mm d'épaisseur.
- Laquage : 25 microns de laque polyester sur les deux faces, résistante à la corrosion, au rayonnement ultraviolet et aux variations thermiques.
- Système de fixation : ALU-CLICK®, par emboîtement à pression sur platine, sans mastic, sans silicone et sans fixations visibles.
- Joints : étanches, bitumineux, intégrés à la platine.
- Largeur de platine : 70 mm.
- Largeur de profilé : de 70 mm à 600 mm, sur mesure.
- Longueur standard : 3 mètres par pièce.
- Débord latéral : 25 mm de chaque côté. Retombée : 45 mm de chaque côté.
- Écart entre pièces : 4 mm en été, 8 mm en hiver.
- Accessoires : angle extérieur et intérieur à 90°, embout final, couvre-mur en T et platine ALU-CLICK®.
- Couleurs standard : RAL 7016, 9006, 9003 et 7022. Tout autre RAL sur commande.
- Certification : ISO 9001:2015.
Cette gamme se combine avec les appuis de fenêtre ALU-DROP® et avec les terminaux VENTUM® de cheminée et de ventilation lorsque le projet recherche une cohérence esthétique entre baie, couronnement et toiture.
Section 08
Comment commander un couvre-mur sans erreur
- Largeur du couronnement du mur, mesurée en plusieurs points du parcours.
- Longueur de chaque tronçon droit, détaillée.
- Nombre d'angles extérieurs et intérieurs à 90°.
- Nombre d'embouts finaux et de couvre-murs en T.
- Référence RAL de la finition.
- État du couronnement : s'il s'agit de maçonnerie apparente, s'il existe un chaperon sur lequel superposer, et s'il est de niveau.
Section 09
Erreurs fréquentes sur chantier
- Laisser le couronnement sans finition pendant la phase de chantier, ne serait-ce que quelques mois : un seul hiver suffit pour que le bloc commence à souffrir.
- Ne compter que les angles extérieurs et oublier les angles intérieurs des cours et des retraits.
- Confier l'étanchéité au calfeutrement entre pièces de chaperon traditionnel.
- Remplir les alvéoles et considérer le problème réglé : le béton plein reste poreux.
- Poser sur un couronnement hors plan, ce que l'aluminium laqué rend visible.
- Choisir une finition sans débord suffisant, qui n'écarte pas l'eau des faces du mur.
FAQ
Questions fréquentes
Peut-on poser un couvre-mur en aluminium sur un chaperon en béton existant ?+
Oui, et c'est l'une des applications les plus fréquentes en rénovation. Cela évite la démolition de l'ancien chaperon, une opération coûteuse et salissante, et apporte l'étanchéité que les joints fissurés ne procurent plus. Les mesures se prennent alors sur le chaperon existant, pas sur le mur.
Faut-il remplir les alvéoles du bloc avant de poser la finition ?+
C'est une bonne pratique sur la dernière assise, surtout pour les murs isolés, car elle apporte de la continuité et facilite l'ancrage. Mais il faut bien avoir à l'esprit que remplir ne remplace pas la finition : le béton plein reste poreux et continue d'absorber l'eau qui stagne dessus.
Quelle largeur de couvre-mur faut-il pour un mur en blocs de 20 cm ?+
La finition doit couvrir la largeur réelle du couronnement et déborder sur les deux faces. Sur un bloc de 20 cm revêtu, la largeur réelle se situe généralement entre 22 et 26 cm selon l'épaisseur du revêtement. La mesure doit être prise sur le mur fini, pas sur le bloc nu.
L'aluminium se bosselle-t-il sous la grêle ?+
Un profilé de 1,2 mm plié et appuyé sur platine a une rigidité nettement supérieure à celle d'une tôle libre de même épaisseur. Une grêle sévère peut marquer n'importe quelle surface métallique, mais en pratique l'aluminium se comporte bien en couronnement, car le choc porte sur une surface légèrement inclinée et soutenue.
Et pour les murs de piscine ou près de la mer ?+
Ce sont les deux ambiances les plus exigeantes pour toute finition. La vapeur de chlore et l'embrun marin attaquent en continu les surfaces extérieures, et le mur en blocs d'un bassin de piscine reçoit en outre des éclaboussures constantes. Dans ces cas, il faut l'indiquer à la commande, car cela conditionne la recommandation de finition.
Combien de temps faut-il pour le poser ?+
Comme il n'y a ni temps de prise ni application de produits d'étanchéité, le rendement est très supérieur à celui d'un chaperon scellé au mortier. Le couronnement est protégé le jour même du montage.
Peut-on le poser à n'importe quelle époque de l'année ?+
Oui. Seul l'écart entre pièces change : 4 mm si la pose se fait en été, 8 mm si elle se fait en hiver. Indiquer l'époque prévue du montage permet de livrer le calepinage avec cet écart déjà calculé.
Vous avez un mur en blocs sans finition et ne savez pas quelle solution vous convient ?+
Envoyez-nous la largeur du couronnement, le développé du mur et la finition prévue, et nous vous préparons le calepinage complet avec tronçons, angles, embouts et jonctions.
Produit associé

ALU-CLICK®
Couvre-murs
Couvre-murs et chaperons métalliques en aluminium laqué polyester avec système ALU-CLICK® sans silicone
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