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Cheminée qui ne tire pas ou qui refoule avec le vent : causes et solution avec le bon mitron

3 août 2026 · Équipe Technique, Industrias Mas

Cheminée qui ne tire pas ou qui refoule avec le vent : causes et solution avec le bon mitron

Points clés

11 min de lecture

Point clé 1

Le mauvais tirage tient généralement à la hauteur, à la section, à la température des gaz, au manque d'air d'appoint ou à l'environnement.

Point clé 2

Le refoulement (fumée qui revient) apparaît avec le vent et les pressions croisées sur la sortie du conduit.

Point clé 3

Le mitron résout les problèmes de sortie et de vent ; il ne corrige pas une hauteur ou une section mal exécutées.

Point clé 4

Le VENTUM® Série C travaille selon le principe de Venturi : la géométrie des lames génère une dépression intérieure sans moteur.

Point clé 5

Quand l'extraction naturelle ne suffit pas, la Série E intègre un moteur dimensionné selon le débit.

Point clé 6

Fabrication à la mesure exacte de la souche : sans ajustements ni adaptateurs en toiture.

Qu'une cheminée ne tire pas bien ou que la fumée revienne à l'intérieur quand le vent souffle a une solution, mais rarement une seule. Le tirage dépend de la température des gaz, de la hauteur et de la section du conduit, de l'air qui entre dans la pièce et de ce qui se passe juste à la sortie. Changer le mitron sans comprendre ce qui défaille est le moyen le plus rapide de dépenser de l'argent sans rien résoudre.

Dans ce guide, nous passons en revue les causes du mauvais tirage et du refoulement, comment les diagnostiquer une à une, et dans quels cas précis le mitron est la solution réelle, avec les spécifications techniques des mitrons de cheminée VENTUM® que nous fabriquons.

Section 02

Comment fonctionne le tirage d'une cheminée

Le tirage est la différence de pression qui pousse les gaz chauds vers le haut du conduit. Il est généré par deux mécanismes qui agissent simultanément :

  • Tirage thermique : les gaz chauds sont moins denses que l'air extérieur, ils montent donc. Plus la différence de température est grande et plus le conduit est haut, plus l'effet est fort.
  • Effet du vent sur la sortie : l'air qui passe au-dessus de la sortie peut générer une succion, qui aide, ou une surpression, qui gêne. C'est ici que la géométrie du mitron change tout.

Et il y a une troisième condition indispensable : pour que l'air sorte par la cheminée, il faut que de l'air entre quelque part. Un logement très étanche sans apport d'air étrangle le tirage, aussi bien le conduit soit-il exécuté.

Section 03

Les six causes les plus fréquentes de mauvais tirage

  1. Hauteur insuffisante

La sortie se situe sous le faîtage ou sous des obstacles proches et entre dans la zone de turbulences de la toiture elle-même. C'est la cause la plus habituelle et celle qu'aucun mitron ne corrige à lui seul : si le conduit est court, il faut le prolonger.

  1. Section inadaptée

Un conduit trop étroit n'évacue pas le débit que génère l'appareil. Un conduit trop large est un problème moins intuitif mais tout aussi réel : les gaz se refroidissent en montant, perdent leur poussée et le tirage devient instable, surtout à l'allumage.

  1. Gaz trop froids

Un conduit non isolé, ou qui chemine en façade extérieure, refroidit les fumées et tue le tirage thermique. C'est typique des premières heures d'allumage et des cheminées qui ne fonctionnent qu'en hiver après des semaines d'arrêt.

  1. Manque d'air d'appoint

Menuiseries étanches, hottes de cuisine et systèmes de ventilation mécanique concurrencent la cheminée pour le même air. Si la pièce ne remplace pas ce qui monte par le conduit, le tirage chute. Un test très simple : ouvrez une fenêtre et observez si le comportement s'améliore immédiatement.

  1. Obstructions et encrassement

Accumulation de suie, nids, résidus de chantier ou trappe de ramonage mal fermée réduisent la section utile. Il convient de l'écarter avant toute autre hypothèse, car c'est le moins cher à vérifier et à résoudre.

  1. L'environnement de la sortie

Arbres, murs mitoyens, pans de toiture, bâtiments plus hauts ou même une cheminée voisine génèrent des zones de turbulence et de surpression au-dessus de la sortie. C'est la cause pour laquelle le mitron est bel et bien la solution technique correcte.

Section 04

Qu'est-ce que le refoulement et pourquoi la fumée revient avec le vent

Le refoulement est l'inversion momentanée du tirage : la fumée, au lieu de sortir, revient vers la pièce. Ce n'est pas une défaillance continue, mais un épisode, et cette intermittence est sa signature caractéristique.

Le mécanisme est le suivant : quand le vent heurte un obstacle proche de la sortie du conduit — un pan de toiture, un mur mitoyen, un bâtiment — des zones de surpression se créent. Si la sortie se trouve dans l'une de ces zones, la pression extérieure dépasse momentanément celle du conduit et pousse les gaz vers l'intérieur. C'est pourquoi le problème apparaît avec certaines directions de vent et disparaît avec d'autres.

Un mitron mal conçu peut l'aggraver : si sa géométrie permet au vent de s'introduire dans le conduit au lieu de passer au-dessus en générant une succion, il aggrave exactement ce qu'il devait corriger.

Section 05

Comment distinguer mauvais tirage et refoulement

  • Mauvais tirage : constant. Allumage difficile, flamme paresseuse, la fumée sort lentement quel que soit le temps.
  • Refoulement : épisodique. La cheminée fonctionne bien la plupart des jours et défaille les jours de vent ou avec une orientation précise.

Le diagnostic change complètement la solution : le premier pointe vers le conduit, le second vers la sortie.

Section 06

Diagnostic : comment savoir ce qui défaille dans votre cas

Avant d'acheter quoi que ce soit, cet ordre de vérifications écarte d'abord le moins coûteux et évite d'intervenir sur la mauvaise cause :

Le conduit est-il propre ? Ramonage et contrôle des trappes. C'est le premier point, toujours.

Cela s'améliore-t-il en ouvrant une fenêtre ? Si oui, le problème est l'air d'appoint, ni le conduit ni le mitron.

Cela défaille-t-il seulement avec le vent ? Notez les jours et la direction du vent. Si le schéma est clair, il s'agit d'un refoulement et le mitron est la voie à suivre.

Cela défaille-t-il toujours, et surtout à l'allumage ? Cela pointe vers des gaz froids ou une section excessive. Vérifiez l'isolation du conduit.

Où se situe la sortie par rapport au faîtage et aux obstacles proches ? Mesurez-le. Si elle est en dessous, il faut prolonger.

Le conduit est-il partagé avec d'autres appareils ? Les conduits partagés génèrent des interférences entre logements : bruits, odeurs et tirage instable.

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Comment le bon mitron aide

Le mitron agit exactement au point où le conduit rencontre le vent. Un mitron bien conçu fait trois choses à la fois :

  • Il convertit le vent en succion au lieu de le laisser pénétrer dans le conduit, stabilisant le tirage précisément dans les conditions qui l'inversaient auparavant.
  • Il protège la sortie de la pluie, de la neige, des feuilles et de l'entrée d'oiseaux, causes d'obstruction progressive.
  • Il finit la souche avec une finition achevée et, dans le cas du VENTUM®, avec une base qui fait office de larmier et empêche l'entrée d'humidité.

Cela dit, il convient d'être honnête sur ses limites : le mitron résout les problèmes de sortie et de vent. Il ne corrige pas une hauteur insuffisante, une section mal dimensionnée ni un logement sans air d'appoint. Si le diagnostic pointe vers ces causes, il faut aussi intervenir sur l'installation.

Section 08

VENTUM® Série C : ventilation statique par dépression

La série statique est pensée pour les hottes de cuisine, les chaudières à gaz et les foyers de cheminée. Son fonctionnement ne dépend d'aucun moteur : les lames sont conçues selon le principe de Venturi, de sorte que l'air qui passe entre elles génère une dépression à l'intérieur du mitron. C'est cette dépression qui maintient l'extraction naturelle et évite le refoulement.

Un détail de fabrication aux conséquences pratiques : la hauteur du mitron et l'écartement entre les lames ne varient pas avec les dimensions de la souche. Autrement dit, un grand VENTUM® conserve la même capacité de dépression qu'un petit, sans parois intermédiaires qui la réduisent.

Spécifications techniques

  • Hauteur totale standard : 500 mm (6 lames horizontales plus base).
  • Hauteur utile : 405 mm.
  • Hauteur de la base inférieure : 95 mm, conçue pour un ancrage rapide et pour faire office de larmier.
  • Épaisseur : 12/10 mm en aluminium laqué ; 8/10 mm en acier inoxydable AISI 316.
  • Dimensions extérieures : à la mesure exacte de la souche.
  • Température maximale : 80 °C en continu.
  • Assemblage des pièces : points d'emboutissage expansifs, sans soudure, pour ne pas altérer les propriétés du matériau.
  • Options : face démontable pour faciliter l'entretien ; hauteurs et formes spéciales sur commande.
  • Normes de référence : EN 13779 et le CTE DB-HS 3 espagnol ; gamme adaptée au Décret royal 314/2006.
  • Certification : ISO 9001:2015.

L'ensemble se complète de deux caractéristiques appréciables en toiture : il est léger et sans chants coupants, ce qui facilite la manipulation pendant le montage.

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VENTUM® Série E : extraction mécanique quand le tirage naturel ne suffit pas

Pour la ventilation des pièces humides, salles de bains et cuisines — où la réglementation exige un système de renouvellement forcé de l'air intérieur — la série mécanique intègre un ou plusieurs moteurs à l'intérieur du mitron, dimensionnés selon le débit à extraire. La puissance du moteur est indépendante des dimensions extérieures de la souche, de sorte qu'une petite souche ne limite pas la capacité d'extraction.

Moteurs disponibles

  • HRB/4-200 : 230 V, 1 475 tr/min, 35 W, 0,19 A, 53 dB. Souche minimale 300 × 300 mm.
  • CRHB/4-250 : 230 V, 1 475 tr/min, 52 W, 0,26 A, 58 dB. Souche minimale 445 × 445 mm.
  • CRHB/6-315 : 230 V, 980 tr/min, 69 W, 0,40 A, 48 dB. Souche minimale 540 × 540 mm.
  • CRHB/6-355 : 230 V, 955 tr/min, 87 W, 0,44 A, 58 dB. Souche minimale 610 × 610 mm.

Comment choisir le moteur selon le débit

Le critère habituel est le nombre de conduits de Ø 100 mm qui aboutissent au mitron, calculé à une vitesse en conduit de 4 m/s. En référence rapide :

  • Jusqu'à 280 m³/h (4 tubes) : modèle HRB/4-200.
  • De 350 à 700 m³/h (5 à 10 tubes) : modèle CRHB/4-250.
  • De 770 à 1 190 m³/h (11 à 17 tubes) : modèle CRHB/6-315.
  • De 1 260 à 1 680 m³/h (18 à 24 tubes) : modèle CRHB/6-355.

Une exigence à ne pas négliger : l'installation doit intégrer un régulateur électronique de tension pour ajuster la puissance du moteur dans chaque cas et assurer le bon débit. Sans lui, le moteur travaille toujours au maximum, avec la consommation et le bruit que cela implique.

Il existe en outre une série de soufflage pour les cas où il s'agit d'introduire de l'air plutôt que de l'extraire.

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Matériaux et finitions : quand l'inox est nécessaire

Les mitrons sont fabriqués en aluminium laqué avec une peinture polyester ou en acier inoxydable AISI 316 brillant. Le choix n'est pas seulement esthétique :

  • Aluminium laqué : l'option standard, avec un bon comportement aux intempéries et un poids moindre.
  • Acier inoxydable AISI 316 : recommandé sur les sites situés à moins de 2 000 mètres de la mer, où la charge saline de l'ambiance est agressive pour les finitions laquées.

Les finitions standard en aluminium sont noir RAL 9005, gris anthracite RAL 7016, gris foncé RAL 7022, naturel RAL 9006 et blanc RAL 9003. Toute autre couleur du nuancier RAL est fabriquée sur commande avec supplément.

Et pour les projets qui n'entrent pas dans le catalogue standard, nous fabriquons des formes non rectangulaires, des mesures spéciales, des pièces de raccord, des faces aveugles contre mur et des solutions pour cheminées maçonnées et conduits en béton.

Section 11

La souche : les erreurs qui condamnent le tirage avant toute pose

Une bonne partie des problèmes de tirage et de bruit se joue dans la façon dont la souche est finie, avant même l'arrivée du mitron. Voici les recommandations de l'usine :

  • Individualiser les conduits de chaque salle de bains et cuisine jusqu'en toiture, pour éviter bruits, odeurs et ventilation croisée entre logements.
  • Laisser les conduits 20 cm sous le niveau supérieur de la souche une fois en toiture.
  • Sceller les conduits entre eux à la mousse de polyuréthane, de sorte que seul l'air intérieur des tubes soit extrait et non celui de la souche.
  • Bétonner solidement les trois dernières rangées de briques, de préférence avec du fer, pour qu'une forte pression de vent ne les arrache pas.

Le montage du mitron lui-même ne requiert aucun travail de maçonnerie : la base est conçue pour un ancrage rapide et sûr sur la souche terminée.

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Ce qu'il faut mesurer avant de commander le mitron

Comme chaque pièce est fabriquée à la mesure exacte de la souche, la prise de cotes est déterminante. Ce qu'il faut transmettre :

Longueur et largeur extérieures de la souche en millimètres, mesurées sur la partie supérieure déjà terminée.

Type de ventilation : statique ou mécanique extractrice.

Débit à extraire ou nombre de conduits de Ø 100, si la version est mécanique.

Matériau et couleur, avec le RAL correspondant ou la finition inox.

Distance à la mer, si le chantier se situe en zone littorale.

Particularités géométriques : faces aveugles contre mur, formes non rectangulaires, hauteurs spéciales.

FAQ

Questions fréquentes

Un mitron résout-il toujours le mauvais tirage ?+

Pas toujours. Il aide beaucoup quand le problème est le vent, le refoulement ou la protection de la sortie. Si la cause est la hauteur du conduit, la section ou le manque d'air d'appoint, il faut aussi corriger l'installation : le mitron n'agit qu'à la sortie.

Quelle différence entre un mitron statique et un mitron mécanique ?+

Le statique, Série C, exploite le passage de l'air entre les lames pour générer une dépression intérieure selon le principe de Venturi, sans moteur ni consommation électrique. Le mécanique, Série E, intègre des moteurs à l'intérieur et renforce activement l'extraction quand le tirage naturel ne suffit pas.

Pourquoi la fumée ne revient-elle que lorsqu'il y a du vent ?+

C'est du refoulement. Le vent génère une surpression à la sortie du conduit et cette pression inverse momentanément le tirage. Cela se produit généralement avec des directions de vent précises, quand la sortie se trouve sous le vent d'un obstacle. Un mitron à la géométrie correcte le réduit en convertissant ce vent en succion.

Les mitrons sont-ils fabriqués sur mesure ?+

Oui. Chaque pièce est fabriquée à la mesure exacte de la souche, de sorte que la pose est directe et ne requiert ni ajustements en toiture ni adaptateurs.

Quel entretien nécessitent-ils ?+

Très peu : contrôle visuel périodique et nettoyage de la sortie. La version avec face démontable facilite l'accès à l'intérieur sans démonter l'ensemble, ce qui est particulièrement utile sur les versions motorisées.

Peut-on l'installer sans travaux ?+

Oui. La base est conçue pour un ancrage rapide sur la souche terminée et ne nécessite pas de travaux de maçonnerie. Il convient toutefois que la souche soit correctement finie et scellée avant le montage.

Que faire si le conduit est près de la mer ?+

À moins de 2 000 mètres de la côte, l'acier inoxydable AISI 316 brillant est recommandé, car la charge saline de l'ambiance dégrade plus vite toute finition laquée.

Le mitron fait-il du bruit ?+

La version statique non, car elle n'a pas de parties mobiles. Sur la version mécanique, le niveau de pression acoustique dépend du moteur, entre 48 et 58 dB selon le modèle, et le régulateur électronique de tension permet d'ajuster la puissance et de le réduire quand le débit maximal n'est pas nécessaire.

Puis-je poser un mitron mécanique sur une petite souche ?+

Chaque moteur exige une dimension intérieure minimale de souche, depuis 300 × 300 mm pour le HRB/4-200 jusqu'à 610 × 610 mm pour le CRHB/6-355. En dessous de cette mesure, il faut opter pour un moteur de débit inférieur.

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